MEZIS

Qui sommes-nous?

Notre association se nomme MEZIS (en allemand « Mein Essen zahl’ ich selbst » – « Je paie moi-même mon repas »). Fondée en 2007, elle regroupe des médecins qui luttent contre la corruption dans le domaine médical en Allemagne. Notre but consiste à contrer les stratégies de promotion de l’industrie pharmaceutique :

  • MEZIS s’oppose à l’influence omniprésente de l’industrie pharmaceutique sur les patients, médecins, étudiants en médecine et décideurs politiques.
  • MEZIS sensibilise nos collègues médecins et les étudiants en médecine : il est en effet démontré que celui qui se fait payer stylos, repas, études, voyages et recherches non interventionnelles n’est plus objectif dans sa façon de prescrire.
  • MEZIS exige une interdiction claire de l’influence des intérêts industriels sur les prescriptions médicales.
  • MEZIS s’engage pour une information et des formations (Continuing Medical Education Programmes [CMEs]) indépendantes, ainsi que pour des logiciels de gestion de cabinet sans publicité.
  • MEZIS fait partie du réseau global No-free-lunch.

Comment travaille MEZIS concrètement ?

Les médecins n’ont pas beaucoup de temps : c’est la raison pour laquelle MEZIS travaille de manière décentralisée et communique par mail, avec une liste de diffusion électronique ainsi qu’un site web : www.mezis.deNos campagnes ont énormément de résonnance dans les médias allemands. Nos groupes régionaux forment un réseau local de collègues médecins.

Pourquoi MEZIS ?

Nous les médecins avons une responsabilité envers nos patients. Pour prescrire des médicaments convenablement, des informations sûres et objectives sont indispensables. Les intérêts de l’industrie ne doivent en aucun cas interférer dans ce domaine.

  • Chaque année, 15.000 agents de l’industrie pharmaceutique font près de 20 millions de visite dans des cabinets et hôpitaux en Allemagne. Ils font de la publicité pour leurs produits, distribuent des cadeaux, offrent des honoraires pour des recherches non interventionnelles, invitent à déjeuner et paient les frais pour les formations et les voyages. Résultat : La publicité pour de nouveaux médicaments, souvent chers, mais pas forcément de meilleure qualité, remplace l’information sérieuse. Argent, cadeaux et autres « agréments » influencent les prescriptions médicales.
  • L’industrie pharmaceutique sponsorise une bonne partie des formations médicales et veille ainsi à ce que soient abordés les « bons » sujets. Des conférenciers médecins sont souvent surpayés. Régulièrement, les présentations utilisées sont fournies directement par les fabricants.
  • Les données des enquêtes sponsorisées par les fabricants ne sont pas publiées (ou du moins pas complètement) si le médicament n’est pas efficace ou provoque des effets secondaires. Ce genre de manipulations influence les directives médicales.
  • Les revues spécialisées préfèrent souvent publier des travaux favorables à un médicament plutôt que des travaux critiques : Si l’étude est positive, les fabricants commandent et paient de nombreux tirés à part.
  • Les entreprises pharmaceutiques emploient leurs propres auteurs qui créent des sites web dédiés à la santé remplis d’informations déséquilibrées et intéressées, ce que les lecteurs ne reconnaissent pas toujours automatiquement. Ces auteurs garantissent que les intérêts d’industrie soient bien représentés dans les revues médicales, ce que la plupart des lecteurs ne peuvent pas remarquer.
  • Des désordres émotionnels sont systématiquement déclarés comme maladies (Disease mongering) à traiter par des médicaments. Les dangers liés à certaines maladies sont caricaturés (Fear mongering), des organisations de patients sont sponsorisées et approvisionnées avec des informations « appropriées ». C’est ainsi que la pression sur les médecins pour la prescription de certains médicaments peut être augmentée. Et ceci dans le seul but d’augmenter le chiffre d’affaire de l’industrie pharmaceutique !

Les conséquences : Les dépenses pour les médicaments augmentent surtout du fait de pseudo-innovations sans utilité supplémentaire et dont les risques ne sont pas encore connus. Le rapport de confiance entre médecin et patient est ainsi sapé.

Ces propos vous interpellent?

Rejoignez notre mouvement ! MEZIS est ouvert à tout médecin et dentiste germanophone (cotisation 80 € à l’année). Tout intéressé peux devenir adhérent passif (40 €/année), tarif étudiant 10€/année.

Nous voulons contribuer à créer un réseau de groupes No-free-lunch. L’industrie l’a déjà reconnu : un réseau mondial permet d’augmenter le périmètre d’action. Nous voulons faire de même ! 

N’hésitez pas à nous contacter : info [at] mezis.de
Notre présidente peut également répondre à vos questions : Dr. Christiane Fischer, MD, MPH,
PhD fischer [at] mezis.de